dimanche 20 février 2011

Partenaire particulier cherche partenaire particulière. 
(et donc là il pleut.)



Oser être ce que nous sommes réellement. Porter ce qui nous plaît, dire ce que l'on pense. Vivre notre vie et pas ce parcours pré-conçu par la société. Rire quand bon nous semble, quitte à rire seul. Ne pas catégoriser les personnes, ou du moins, de ne pas en tenir compte. Marcher la tête haute, ne jamais se laisser démolir par le regard des autres. Etre fier d'être soi-même. Etre bien dans sa tête, en accord avec sa conscience. Chanter s'il nous en vient l'envie, danser d'une manière totalement ridicule.      Suivre ses envies.


La rareté d'une personne n'est pas tant dans ses apparences que dans sa personnalité.
Dimanche 20 février 2011.
Jeunesse, ivresse. Ivre de vivre.






Aujourd'hui j'ai dix-sept ans. Ce soir il n'y a personne à la maison, pas de gâteaux, pas de bougies. C'est comme ça. A vrai dire, ce n'est pas vraiment ça qui me peine, c'est plutôt mes souvenirs, ceux de mes anniversaires passés, ceux jusqu'à mes douze ans. Non, mes onze ans. Leurs souvenirs m'arrachent le cœur, me brûlent les yeux. Mais je ne craquerai jamais. Jamais. Énormément de choses ont changées en dix-sept ans, ma vie s'est vue totalement bouleversée du jour au lendemain. J'ai perdu beaucoup, je me suis même perdue moi-même. Mon monde tout entier a pris une autre tournure. Avant, j'avais une vie des plus idyllique, j'étais la petite princesse, j'avais tout. Puis ça a changé, tout s'est renversé, le vent a tourné dans la mauvaise direction. Tout s'est enchaîné. Le manège refusait de s'arrêter et j'étais coincée dessus. Pourtant, bien que ça ai pris du temps, j'ai réussi à en descendre. J'ai pris une grande inspiration et je me suis relevée pour ne plus jamais tomber. Mes jambes tremblaient, ma tête tournait mais j'ai tenu bon. J'ai tiré un trait sur le passé, tellement bien qu'aujourd'hui beaucoup de choses me semblent floues. J'ai effacé de ma mémoire certains épisodes mais j'en ai gardé les émotions, elles sont devenus ma hargne. J'ai cessé de me lamenter et de dire que la vie était injuste. La vie n'avait rien à voir là dedans, c'était eux, c'était la mort. La vie était belle, j'avais des gens qui m'aimaient autour de moi et sur qui je pouvais compter. Je me suis mise a penser aux éléments positifs que m'avaient apportés toutes ces mésaventures, je les ai tous regroupés au fond de moi et j'ai avancé. Je ne me suis plus jamais retournée. J'ai réussi à prendre de la distance avec cette ancienne vie, j'ai réussis à enfouir ce qui me torturait, à cacher la haine et a répugnance, et à respirer le bonheur que l'on m'offrait. J'ai revu mes priorités et je me suis jurée beaucoup de choses. Je suis sortie de ma coquille, je me suis ouverte au monde. Rien n'avait plus d'importance que vivre, que m'accrocher à chacune des branches de la vie. C'est ainsi que j'en suis arrivée là. Aujourd'hui je n'ai plus du tout la même perception des choses, du monde, des gens. Aucune journée n'est complètement mauvaise, j'y trouve toujours du positif. Même les plus noires. Et si ce soir je suis seule face à mon misérable bol de soupe qu'importe, parce que ma journée a été magnifique. J'ai été gâtée par un tas de sourires et de joie. Alors, que demander de plus ? 
Jeudi 16 décembre 2010

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