Cela me fait si mal de devoir partir, de la laisser seule alors qu'elle n'a jamais eu autant besoin d'attention. Je sais qu'il s'en occupera bien, mais c'est ma lapine, mon premier animal rien qu'à moi. Je l'ai eu si petite qu'elle tenait dans ma main et la voilà si faible. J'ai si mal. Chaque fois que je regarde sa gamelle encore pleine les larmes me montent aux yeux. Je ne veux pas la laisser, je veux être là jusqu'au bout. Lorsqu'on prend un animal c'est aussi s'engager à l'aimer et à l'aider quoiqu'il puisse arriver. C'est promettre de protéger sa vie. La seule chose qui me réconforte c'est que je ne pars pas pour rien, je pars pour réussir, pour prouver au monde entier que les animaux sont des êtres merveilleux. Je montrerai à tous ces gens qui refusent encore d'y croire qu'un animal peut donner mille fois plus qu'un humain. Et surtout, le plus important dans tout ça, c'est que je donnerai du Bonheur. Je veux aider ces gens comme mes animaux m'ont aidé. Je veux partager ce qu'ils m'ont donné. Je veux que leurs passages dans ma vie ne soient pas en vain et réussir sera la plus belle preuve d'Amour que je puisse leur offrir. Ils font tellement partis de moi, de ce que je suis, ils sont mes jours et mes nuits, mon passé, mon présent et mon futur. Et qu'importe si leur perte me transperce le coeur, leur présence, leur vie, m'apporte tant. Leur Bonheur m'est bien plus important que ma peine. Cet Amour débordant n'est pas une faiblesse, c'est ma force et je sais que grâce à lui j'atteindrai mes rêves. Pour eux je m'interdirai toujours de baisser les bras. Je suis déterminée et rien ni personne ne m'empêchera d'y arriver.
jeudi 21 février 2013
mardi 19 février 2013
Qu'on me prenne pour une folle, une niaise, et n'importe quoi d'autre, m'est complètement égale. J'ai ce film qui repasse en boucle dans ma tête, je la revois si petite, si fragile, et moi si heureuse. C'était il y a dix ans. Aujourd'hui j'ai peur, terriblement peur, de la perdre. Mes animaux me sont si précieux, si vitaux, si vous pouviez seulement imaginer à quel point j'ai besoin de leur présence. J'ai grandis à leurs côté et chaque fois que l'un d'eux me quitte c'est un déchirement si intense, si douloureux. J'ai construis ma vie autour d'eux et pour eux.
Je ne veux pas la perdre comme ça, pas encore ça, pitié. Je ne le supporterai pas. Elle m'a tant apporté, tant donné. Et même si je veux croire en elle, je sais, j'ai grandis et je suis devenue plus réaliste. Mais pitié, pas ça. S'il faut me la prendre alors qu'elle s'endorme à la maison, mais pas ailleurs, pas en douleur. J'ai l'impression qu'on me poignarde le coeur et que d'heure en heure on remu le poignard. C'est si dur. Je ne trouve même pas les mots appropriés pour définir ma peine, je veux juste pleurer. Pourquoi doivent-ils toujours partir avant nous ? Pourquoi cette torture ? J'ai beau tout faire pour ne pas y penser, je suis inconsolable, j'ai si peur que ce jour tant redouté arrive.
Les animaux m'apportent tant, chaque fois ils apparaissent dans ma vie comme des étoiles si étincelantes d'amour que je ne peux que continuer de me battre pour atteindre ce rêve. Mais lorsqu'ils me quittent j'ai si mal. Ils sont des êtres à part entière et me sont si chers. Ils font partis de moi, de ce que je suis et je n'aurais jamais de cesse de les aimer.
J'ai l'impression qu'hier encore je trépignais d'impatience en la cherchant pourtant dix années ont passées. Dix années où elle a toujours été là, heureuse, aimante et douce. Je l'ai eu alors que je n'étais qu'une enfant et me voilà étudiante à la fac, tout a tellement changé depuis ce onze mars deux-mille-trois mais cela ne change rien à la tendresse que je lui porte. Je l'aime de tout mon coeur. Ma Belle.
lundi 4 février 2013
Semestre validé.
J'ai eu 15/20 en stats. Normal. Fingers in the nose quoi. Une semaine avant l'exam je pleurais devant mon cours tellement je n'y comprenais rien à rien et me voilà, moi, avec un 15 en stats. C'est pas comme si depuis la primaire j'avais un soucis avec les maths sous toutes leurs forment. C'est pas comme si je me sentais persécutée par eux. J'AI EU 15 EN STATS. Une gue-din.
Fallait que je note cet exploit personnel quelque part.
J'ai eu 15/20 en stats. Normal. Fingers in the nose quoi. Une semaine avant l'exam je pleurais devant mon cours tellement je n'y comprenais rien à rien et me voilà, moi, avec un 15 en stats. C'est pas comme si depuis la primaire j'avais un soucis avec les maths sous toutes leurs forment. C'est pas comme si je me sentais persécutée par eux. J'AI EU 15 EN STATS. Une gue-din.
Fallait que je note cet exploit personnel quelque part.
samedi 2 février 2013
Moi perdue. Moi, la fille qui sait depuis toujours où est-ce que son coeur l’emmènera. Soudainement des milliers de doutes surviennent et je suis pétrifiée. Je ne sais plus où donner de la tête, que faire, que choisir. Depuis le début je savais que le parcours allait être sinueux et flou, mais je n'imaginais pas qu'une fois arrivée là l'hésitation m'envahirait. Evidemment que je sais ce que je veux. Je le sais par coeur même. Seulement que ferais-je une fois le cocon de la Licence éclos ? Où m'envolerais-je ? Je me sens si désarmée face à toutes ces propositions et surtout face à leurs coûts. Je les vois s'épanouir, programmer leurs études tandis que je tente tant bien que mal de garder la tête hors de l'eau. Qu'est-ce qui cloche en ce moment ? Je ne me reconnais plus dans ce corps qui oscille entre divers sentiers. C'est si facile de se laisser guider par un cursus classique, si rassurant. J'étais pourtant prévenue, ceci ne me concernerait pas. Je dois créer ma propre voie, d'une façon ou d'une autre, et surtout, ne plus me laisser submerger par ses doutes qui ne me sont pas propres. Je suis perdue entre mon coeur et ma raison, mais est-ce réellement nouveau ?
Et puis, peu à peu je réalise qu'il me faudra repartir d'ici, de Lille. Bien sûr, je laisse les choses venir mais cela va me sembler si étrange de devoir quitter ces amis aussi différents que complémentaires, ce petit groupe que nous nous sommes créés et qui me vaut déjà des souvenirs en or. Qui l'aurait cru ? Qui aurai pu prédire une telle chose ? Je ne m'imaginais pas partager tant de choses, tant de sourires, ailleurs qu'en Alsace. J'avais tellement tord. C'est si bon d'arriver à la fac et de voir au loin ces visages souriants. Ne prendre que le meilleur. Quelle bande de fous sommes-nous.
Et sinon le blog a fêté ses deux ans d'existence le mois passé, déjà deux ans... J'ai l'impression qu'hier encore je quittais le banc des skyblogs et de la course aux visites. En revanche cet âge n'est rien en comparaison à celui de mes premiers blogs d'écrits, le tout premier devant dater du collège et où j'y déversais déjà tous mes maux -car à l'époque il étaient majoritaires face à mes joies. Mon français était comment dire... déplorable ? Mais ce qui est indéniable c'est que cela m'a beaucoup aidé à extérioriser mes émotions aussi bien positives que négatives, et ce encore aujourd'hui d'ailleurs. C'est peut-être bête à dire mais Adysez-vous est devenu mon petit univers, il est totalement emprunt de moi et de tout ce qui m'est cher; je m'y sens bien. En faite, il m'est pareil à un lit bien chaud et douillet un matin d'hiver, vous voyez l'idée ?! Bref, ce blog semble avoir encore de beaux jours devant lui et je tiens à remercier ses visiteurs aussi discrets que quotidiens :).
mardi 8 janvier 2013
Je déteste déteste déteste réviser, j'ai l'impression de perdre mon temps à me bourrer le crâne de tas d'informations qui ne me serviront jamais. Quoi qu'on en dise, calculer la région critique au risque 90% avec le Chi-deux ne me sera pas d'un très grand secours face à un animal. Et pourtant, quitte à finir mes journées avec un mal de crâne, à me priver de mes amis durant les quelques jours où je rentre, je dois continuer. Je n'ai pas le droit de laisser tomber, même quand tout semble impossible, même quand je suis à deux doigts de m'effondrer devant un sujet de statistiques, non, je n'ai pas le droit. Je serais une autre, et je ne le veux pas. Pourtant les tentations sont nombreuses; une bonne partie de ce que j'étudie pour le moment ne m'intéresse en rien et certaines matières -je ne vise pas du tout les stats- me paraissent insurmontables, mais il faut tenir. Je ne dois pas perdre de vue mes objectifs, mes rêves. Il ne faut pas que j'oublie ce pourquoi je veux y arriver. J'en ai déjà tellement donné, et je suis capable d'en donner le triple s'il le faut. Je n'ai pas une grande confiance en moi, contrairement à ce que ces mots pourraient laisser paraître, en revanche j'ai une confiance aveugle en ma motivation. Celle-ci m'emmènera loin, cependant il m'est parfois difficile de la suivre. Mais une chose est sûre : je tiendrai le temps qu'il faudra car je sais que cela en vaut la peine.
samedi 29 décembre 2012
J'en ai assez de me bourrer le crâne d'informations qui ne me serviront sans doute jamais, je veux agir et non plus gémir devant ces tas de feuilles. Je suis lasse de ces examens stupides où l'on ne fait que tester des phrases apprises par coeur. Je n'ai jamais aimé la théorie et ça ne date pas d'hier. Je cris à l'aide, j'ai envie de brûler tous ces satanés cours qui m'ennuient. A quoi bon apprendre le développement de la grammaire chez l'enfant ? Je deviens folle !
Chaque fois que je refais ma valise pour renter à Lille c'est la même amertume, la même mélancolie qui emplie mon être. J'ai beau m'y sentir heureuse, y rire chaque jour et m'éveiller sourire aux lèvres, partir n'est jamais gagné. Les larmes se sont taries, la peine s'est amoindrie, cependant mes attaches restent ici. Lorsque je relis mon blog, j'ai l'impression de ne parler que ça, de ma région. J'ai l'air d'une patriotique criant au mouvement "Elsass frei", pourtant je n'aurais jamais pensé parler comme cela un jour. Je n'avais conscience ni de notre différence ni de mon appartenance. Alors à défaut de pouvoir afficher sur ma tête "JE VIENS D'ALSACE", je l'exprime ici, sur ce blog qui me voit évoluer d'années en années. Je suis passée de la peur panique de partir à Lille à l'envie de changer de continent afin de vivre ma passion. La vie est pleine de rebondissements et de surprises, certes plus ou moins bonnes, mais une chose est sûre : elle vaut la peine d'être vécue... à un moment ou à un autre.
dimanche 16 décembre 2012
Dix-neuf ans. Ouais. Y a de ça dix ans j'imaginais qu'à cet âge je serai "une grande". Loupé, aussi bien pour la taille que pour la tête. Bien sûr, je ne peux pas nier que depuis mon départ du cocon familial j'ai sacrément changée intérieurement, j'ai compris beaucoup de choses et je suis loin d'être immature mais je refuse catégoriquement de devenir adulte. C'est pas drôle d'être adulte. Moi je veux manger des bonbons gélatineux, mettre des bonnets rigolos, faire des blagues enfantines et m'émerveillée de tout. J'ai déjà passé le cap du chocolat noir (n'est-ce pas l'amie ?) et ça me fait bien assez peur comme ça. J'aimerais rester jeune pour toujours, avoir toute la vie devant moi éternellement et être en vacances à jamais.
Pourtant, une autre part de moi n'aspire qu'à une chose : l'indépendance. J'aime avoir ce sentiment de pouvoir décider de ce que sera ma vie. La liberté m'exalte, grandir m'enchante. Peu à peu je deviens -enfin- celle que j'ai toujours voulu être : moi-même. Je m'écoute et c'est si bon. Cette impression d'être reine de mon destin est si euphorisante.
Vouloir à la fois stopper le temps et courir plus vite que le vent.
C'est étrange, à chaque gorgée c'est l'Alsace toute entière qui se répand dans mon corps, c'est toute la joie des fêtes du vins qui m'emplie, c'est tous nos rire qui m'animent. Le simple parfum d'un Gewurz réveille en moi tous ces souvenirs flous et heureux de nos nuits d'étés. Et lorsqu'à la télévision j'aperçois nos marchés de Noël et entends notre accent jovial alors, je suis comme hypnotisée par la beauté de ma région. Moi chauvine ? Non, juste un peu trop loin de mon foyer.
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