lundi 9 juin 2014


N'empêche, la vie est bizarrement faite parfois. Pourquoi rencontre-t-on les gens à ces moments là ? Pourquoi pas avant ou après ? Pourquoi ne nous les mettons pas sur notre route un autre jour, quelques mois plus tôt ? Pourquoi faut-il que ce soit trop tard ? Les événements s’enchaînent bien étrangement. Et puis, pourquoi d'un coup ressent-on toutes ces choses ? Comment arrive-t-on, pour un sourire, à oublier des mois de mélancolie ? Comment est-ce que ça marche tout ça ? J'aimerais comprendre, j'aimerais faire taire mon coeur. Pourquoi, pour des yeux, notre corps tout entier pétille ? Pourquoi, pour un prénom, un sourire irrépressible se dessine sur notre visage ? Pourquoi cette personne ? 
Et puis, pourquoi faut-il partir à présent ? Je ne veux pas partir. Pas maintenant. Pourtant, je sais bien qu'il faut continuer, qu'il me faut avancer. Je dois laisser tant de choses ici, des amis, des souvenirs, des rires, des émotions, des peines de coeurs, mais surtout des joies. Tellement de joies. Alors bien sûr ça passera, peu à peu, bien sûr que la vie ne s'arrête pas là, mais rien n'y fait, j'ai le coeur en compote. J'en ai assez, j'ai l'impression qu'il est toujours en compote. Comme si ça ne suffisait pas d'avoir à quitter mes amis. Comme si ça ne faisait déjà pas assez mal comme ça. Mais je ne regrette pas, pour rien au monde je ne regretterais ce sourire. Cette rencontre. En faite, je n'en regrette aucune. Car malgré tout, cela devait se faire, d'une façon ou d'une autre. Alors j'essaye de me faire une raison, d'oublier, de prévenir la chute, mais je sais bien qu'à la vue de son visage tout reviendra. Je peux bien ériger des murs de béton, à l'intérieur je ne serai toujours que guimauve. Il faut simplement que je profite de ces dernières semaines, que je continue à apprécier ces petits moments, à en prendre plein le coeur. Parce qu'au final c'est ça, c'est tous ces petits riens qui m'ont tant donné, tant apporté. Peu importe si le départ en sera d'autant plus dur, tant pis si ma peine n'en sera qu'amplifiée, je veux tout prendre, tout emporter. Chaque minute, chaque sourire. Je veux tout absorber au fond de moi et le garder à tout jamais. Je sais bien que plus je m'attache à eux, à cet endroit, plus les cartons seront lourds, mais à ce stade là plus rien n'est réparable de toute façon. J'y laisserai sans aucun doute un morceau de mon coeur, mais cela en vaut la peine. Ils en valent la peine. 

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