jeudi 30 juin 2011

Il y a toujours eu des changements dans nos vies, relationnels, organisationnels,... Nous sommes entourés par l'évolution. Mais il y a cette angoisse au fond de moi, cette peur qui grandie peu à peu et cette peine qui ne se tarie pas. J'ai vu ma vie changer du tout au tout, j'ai dû trouver de nouveaux repères, de nouvelles habitudes, pourtant face à ce changement imminent je me sens si désolée. Partir, ce mot me brûle la gorge. J'ai à la fois une envie irrépressible de voler un peu de mes propres ailes, de commencer quelque chose de nouveau, de découvrir autre chose et en même temps plus je pense et plus je me sens triste. Tout quitter, amis, village, animaux, maison,... Bien sûr qu'un jour je reviendrai, mais plus rien ne sera comme avant. Cet été, ces deux derniers mois sont les derniers moments que nous ayons. Je refuse de me l'avouer, je nie tout en bloc mais la vérité c'est que je suis morte de trouille de partir, de m'éloigner et de tout laisser derrière moi. Je réalise peu à peu que tout ça est fini, que ce temps est révolu et ça me peine. Je prends conscience de la réalité des choses, rien ne sera plus jamais comme avant. C'est ça qui fait mal. Ce départ implique beaucoup plus que mon entrée en fac, il entraîne aussi avec lui un millier d'évolutions, de changements et de nouveautés. Bons ou mauvais ? Je ne sais plus, je n'en sais rien. Je voudrais juste oublier, oublier que cet été est notre dernière pépite d'or. Merde, ça fait si mal de devoir s'en aller...


dimanche 26 juin 2011

Et l'on court, plus vite que le vent, plus vite que le temps. La vie s'emballe et nous embarque avec. Les années semblent poussières et notre valise ne cesse de s'alourdir. Nos peines et nos joies s'entremêlent et nous forgent une personnalité. Certains s'en vont, d'autres apparaissent. Ca va, ça vient. Les erreurs s'accumulent, les regrets aussi et l'on se sent nostalgique de la belle époque, de nos dix ans et de nos parties de billes. On leur dit de profiter à ces petits jeunes, mais qu'est-ce qu'ils s'en foutent des dires de vieux cons comme nous ? On a le temps. Non, le temps personne ne l'a, c'est lui qui nous a et qui nous garde prisonnier au creux de ses mains. Il faut vivre, en prendre plein les yeux, plein le coeur, s'alléger de temps à autre et surtout, surtout, rire. Le rire n'est autre que la morphine de l'âme après tout. 

Allez vient, on va s'envoler.


mercredi 8 juin 2011

Hey mes abricots en boîte !

Je vous partage ma joie d'en avoir fini avec mes oraux (qui ce sont d'ailleurs assez bien passés). Plus d'allemand, bye bye. J'ai fait rire l'examinatrice en essayant tant bien que mal de parler en la regardant elle et pas mes notes. Et aussi en parlant allemand tout simplement (je ne sais pas comment je dois le prendre haha). Celui de spé anglais me laisse perplexe... je n'ai eu qu'une seule et unique question "how do you dye your hair ?". Soit j'ai cartonné au point qu'elle n'ai plus rien à dire, soit mes cheveux l'ont plus intéressés que mon analyse. Et puis bon, l'euro s'est avéré certes mouvementé mais avec un thème assez agréable  mais des questions étrangement trop simples "do you like pop art ?". Priez priez. Maintenant le plus lourd reste à venir. COURAGE (j'aime comme je m'auto-calme). Je n'aspire qu'à l'été, la flânerie, les amis, l'air, la piscine,... la JOOOOOOIE. Maîtrisons-nous !


Votre bien aimée Ady.
PS: si je puis vous recommander de lire The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society...

lundi 6 juin 2011

Alors on nie. On nie la vérité, le temps qui file, la fin qui approche. On se concentre sur les évènements imminents. Sur nos oraux, nos écrits; notre Bac. Après tout, qu'est-ce que trois ans d'une vie ? Tout. Mais surtout ne rien dire, ne rien avouer. Il serait trop lâche de laisser croire que ces murs vont nous manquer. Que cet endroit maudit nous a vu grandir, changer, évoluer et devenir quelqu'un d'autre. Profitez de vos années lycées les gosses. Ils disaient tous ça alors qu'on en voyait pas la fin, pourtant, comme ils avaient raison. Trois années, trois étapes de nos vies. Est-il encore utile de dire que tout ça est passé à une vitesse démesurément folle ? La seconde nous semble à des années lumières, pourtant c'était hier. Hier, nous étions des enfants. Le lycée. Mon Dieu. Je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que ce soit fini. J'y ai rencontré tant de personnes, dont quelques unes incroyablement magiques et ça me fend le coeur de devoir déjà se quitter, recommencer sans eux. Je m'étais faîte à cette belle petite vie, à ces sourires, ces rires. Alors on nie. On nie la vérité, le temps qui file, la fin qui approche.

mercredi 1 juin 2011


A ces souvenirs. Ces photos. Ces sourires immortels. Je regarde ces gens, je regarde ce sourire. Leurs sourires. Cette expression si belle. Leurs regards. Observer le sourire d'une personne, n'est-ce pas fantastique ? Je ne vous parle pas de ces sourires forcés, de ceux que l'ont fait pour poser. Pour se sentir beau. Au diable ces photos réfléchies. Je vous parle des éclats de rire, de la joie, la vraie. D'un instant subtilisé au temps. D'une seconde de bonheur, d'une seconde figée à tout jamais. Rendez-vous dans dix ans autour d'un vielle album photo ? C'est beau. Si beau de sourire. Un vrai sourire. 

samedi 28 mai 2011





Je veux du soleil, des nuits sans fin, des vélos, des paniers en osier et des éclats de rires. Je veux l'été, je veux le bon temps. Et je veux que ça ne s'arrête jamais. Carpe Diem. 

dimanche 22 mai 2011

Let it all be yesterday

Ils sont tous heureux de quitter ces murs, de commencer une nouvelle vie, de changer tandis que moi, telle une vielle grand-mère, je campe sur mes positions. Je veux rester ici, je veux avoir dix-sept ans -ou plutôt dix-huit- pour toujours, je veux m'amuser sans contrainte, vivre sans limite. Je veux exister pour de vrai. Suis-je trop rêveuse ? Le pragmatisme me fait défaut ces derniers temps. Il va falloir travailler dur, décrocher ma Licence en psychologie, me former au métier de comportementaliste canin mais au final il y a toujours la même embûche : l'argent. Encore et toujours. Il faut sans cesse payer pour tout. Laissez nous nous épanouir bon Dieu, au diable tout ces frais. Dans mon monde on vivrait tous d'Amour et d'eau fraîche et je l'avoue, c'est une vision bien utopique. Je vis  de rêves d'évasion, sans cesse je me projette ailleurs, loin d'ici, loin des gens, loin de l'argent, loin de la réalité. Emmener des boîtes de conserves, me garer sur le bas côté et partir en excursion solitaire toute la journée. Lire, boire du thé, faire des photos, écrire, penser. Seule. Juste moi et le bruit du vent, juste nous deux pour l'éternité de quelques temps. Mon échappée. Il est temps de se lever et d'avancer, d'entrer dans cette nouvelle vie qui nous tend les bras et de lui dire OUI. Les changements seront inévitables, il ne sert à rien de rester là tandis que le monde tourne. Il faut marcher, ouvrir les yeux. Je sais ce que je veux, et je l'aurai. Qu'importe si les fin de mois seront difficiles au début. Je préfère manquer d'argent que de Bonheur. Je pense à lui, à mon Sultan qui est là bas depuis bientôt un an. A cet être qui m'a transpercée. Je sais ses défauts, mais comment ne pas l'adorer lorsqu'il se blottit contre moi et comment ne pas sentir cette brûlure dans mes yeux, cette boule dans ma gorge, lorsque je le laisse ? A la vérité, je ne pourrai jamais lui offrir un nouvelle vie, je ne pourrai jamais l'emmener où je veux mais le peu que je lui donne de moi lui adoucis peut-être un peu celle-ci -je l'espère. Pour moi, c'est ça le Bonheur. Le sourire. Celui d'une famille avec son animal, celui d'un enfant lorsqu'il le voit arriver et celui qu'il nous donne sans cesse. Mon Bonheur c'est ça, c'est cet Amour, cette relation. Et moi je ferai tout mon possible pour que ce lien de se brise jamais. Tout le monde devrait avoir la chance de vivre une telle histoire. Je m'accrocherai comme une dingue s'il le faut, mais je dois y arriver. Sinon, autant arrêter tout de suite. Cette idée me rend la peine du départ moins lourde, il sonne un peu comme un début, mon début. Enfin je vais pouvoir commencer, apprendre des éléments utiles à ce que je veux faire. Dans cette optique-ci, comment puis-je ne pas m'enthousiasmer de partir ?