lundi 28 novembre 2011

N'avez-vous jamais eu cette sensation d'étouffement atroce, brutal et continu ? Cette étreinte permanente qui se ressert peu à peu, cette pieuvre géante qui tente de vous entraîner dans les entrailles du chaos. Je suis lasse de ce bourdonnement quasi incessant des moteurs, de ces gens toujours pressés et différents, de cette odeur, de ces déchets,... Tout est si étrange ici, comme si je vivais dans un autre espace temps, un monde parallèle. Tout me paraît si fade, si dénué de beauté. La ville n'est pas faite pour moi, j'ai l'impression de m'y noyer. 


Etre confrontée à la mort, cela m'est déjà arrivée. A plusieurs reprises même. Les douleurs éprouvées ont été très différentes, très intenses, pourtant je ne m'y accoutume pas. Voir un petit être que j'ai aimé durant neuf ans sans vie, vide de son âme, m'est insupportable. Sans doute suis-je trop sensible, pleurer pour un oiseau, en voilà des manières. Qu'importe. J'ai le coeur lourd, la gorge nouée. Je me revois inondée d'une joie enfantine à l'idée d’accueillir cette belle colombe chez nous, et me voici neuf ans plus tard à pleurer sa perte. C'est si douloureux de ne plus le voir, de ne plus l'entendre. La mort est une chose étrange, à la fois si douce et si brutale. Vole mon beau. 

dimanche 20 novembre 2011


Dimanche c'est le jour où je me souviens que j'ai des cheveux sur la tête et qu'ils me crient AU SECOURS, c'est là que je fais ma vraie fifille qui prend soin d'elle et tout... Accoutrée d'un jogging des plus saillants yeah. Je suis une bombe hein ? C'est aussi le jour de la tisane trop infusée et de l'auto-persuasion qu'on va faire ses devoirs dés qu'on aura fait un trèstrèstrèstrès rapide tour sur facebook (oui je dis "on" parce que je suis un peu beaucoup dans ma tête en faite). La bonne blague. J'ai 16h de cours par semaine, j'ai honte j'ai honte ! C'est la glande en psycho, même s'il serait temps que je me mette franchement à réviser mes cours de Bio (oui on a de la bio et même des maths :D, oui je souffre). Mais le dimanche c'est aussi le jour des musiques un peu chelou, genre deux de tension. Et puis c'est le jour du train, du métro et des gens de la ville qui eux aussi sont un peu chelou. Non mais c'est vrai, dés qu'on arrive en ville ils sont forcement précés, genre ils viennent de descendre du train et PAF ils courent quoi, pourquoi ? Moi je dis : vive mon petit village ! D'ailleurs dimanche prochain c'est le premier dimanche de l'avant... C'est bizarre de ne pas être en Alsace en décembre. Waw, un rayon de soleil (oui c'est possible dans le Nord), comme c'est bon (je suis en extase devant la fenêtre), bref, je vais tenter de m'ateler à mes maths (je pense sincèrement être victime d'une malédiction mathématiques, ils me poursuivent partout où je vais !). Je vous embrasse bien (enfin y a genre 3-4 personnes qui doivent passer sur ce dépoitoires de lettres !).
Ady la boss(e).

samedi 12 novembre 2011

C'est en étant éloigné de chez soi qu'on prend conscience de l'importance de notre origine, de nos racines. Je me sens alsacienne plus que jamais et chaque départ provoque une brûlure atroce dans ma gorge.

J'ai toujours eu des tonnes de projets, des rêves et des envies dont je n'ai jamais douté. J'ai toujours cru d'une façon enfantine que ma vie allait se dérouler telle que je l'imaginais, sans aucune embûche, en temps et en heure. Je pensais qu'il suffisait d'y croire pour que tout se réalise. Comme j'ai été naïve.



Clope à la main, tasse de café posée sur la rambarde. Elle attend, dans exactement 13 minutes il passera sous son balcon, casque sur la tête, regard à la fois perdu et déterminé, mains dans les poches et cheveux en bataille. C'est comme ça tout les mardis. En faite, elle ne sait pas trop elle même pourquoi est-ce qu'elle l'attend toujours ainsi, comme un rendez-vous. Quelque chose l'attire, quelque chose l'intrigue en lui, est-ce cet aura mystique qu'il dégage ou bien simplement aime-t-elle ce train-train ? Depuis quelque temps sa vie se résume à peu de choses et le regarder passer constitue l'une de ses seules distractions. Il semble différent des autres, ces autres si semblables, si laçants. Ca y est, le voilà. Elle le fixe, observe le moindre de ses pas, où va-t-il comme ça ? Et puis il passe, s'éloigne jusqu'à ce qu'elle ne le voit plus. Alors elle jette sa clope, avale sa dernier gorgée de café et retourne se coucher. Il est 15h37, dans 3h45 il repassera, il faudra penser à faire couler du café. 

dimanche 23 octobre 2011

J'ai regardé des photos de l'hiver dernier, celles de mon petit bergers des Pyrénées courant et sautant dans la neige. Bon Dieu comme elle me manque. Ma Béllis c'est mon soleil du matin, mon moment de douceur. Ce petit être est emplit d'une joie si communicative. Je ne tiens plus en place à l'idée de pouvoir bientôt la serrer contre moi et l'innonder de baisers.
Avoir une passion et s'en priver pour pouvoir en vivre un jour, quel étrange paradoxe.

vendredi 21 octobre 2011

01:30, je n'arrive pas à dormir.
Peut-être est-il temps de faire un bilan de ces premières semaines passées à Lille ? Tous ces changements ont été moins durs que ce à quoi je m'attendais, bien qu'à une semaine de rentrer en Alsace je sois tout bonnement impatiente. Lille 3 est une fac vraiment acceuillante, les gens y sont pour la grande majorité ouverts et sympas. Les cours me plaisent beaucoup plus que tout ce que j'ai pu étudier au paravant, je n'en ferais pas ma passion, mais quand même, psycho c'était un bon choix. En faite, malgré le fait qu'être éloignée en permanence de mes amis les plus proches et de ma région natale reste une chose qui me pèse sans cesse, je ne regrette vraiment pas ma décision. C'est une toute nouvelle aventure que je vis là, pleine de surprises et de nouveaux plaisirs. Je ne recommence en rien ma vie, je la continue. Quitter l'endroit dans lequel on a grandit n'est pas chose facile pour tout le monde, c'est un grand pas pour ma part en faite, mais la joie qu'on éprouve à l'idée de rentrer ne serait-ce que quelques jours ennivre tellement... Comme quoi, on peu s'adapter à tout, et le fait de devoir prendre ses responsabilités n'est pas si déplaisant que ça finalement. Pour faire court, ces premières semaines ce sont très bien déroulées, j'ai été vraiment chanceuse autant dans les rencontres que j'ai pu faire que pour le reste. Pour autant, si vous saviez comme j'ai hâte de me promener dans mon village. Comme je le disais sur facebook, ouvrir mes volets sur mon jardin, mes montagnes, mes vignes, mes châteaux et entendre mes cloches sonner, c'est tout bête, mais ça n'a pas de prix.

mardi 18 octobre 2011

Ready, steady, go

Mais j'en ai rien à faire moi, de toutes ces règles, de toutes vos conventions à la con. Je veux vivre et non pas seulement exister. Je veux faire ce que je veux, quand j'en ai envie. Je veux voler, m'envoler tout là-haut, tournoyer dans les airs, slalomer entre les collines,... Je veux être. Etre heureuse, être moi. Etre tout à la fois. Tout tester tout essayer, ne jamais rien regretter, jamais. Faire valser les études, valser les mots, les responsabilités, tout. Partir au plus proche et me sentir au plus loin. Me perdre au milieu de rien, de tout, de vous, de nous, de moi. Pour me trouver. C'est ça ouais, je voudrais n'être personne et pourvoir faire tout ce qui est impossible, tout ce qui est illogique. Je veux voler, partir, le temps d'un instant.

« Nous perdons notre temps et nous n'en usons point : nous respirons et ne vivons point. Perdre le temps c'est exister; en user c'est vivre. Une simple existence est un fardeau insupportable pour des êtres destinées à vivre. »   Edward Young

lundi 17 octobre 2011

Ils se croisent et se toisent chaque jour. Et chaque jour c'est cette même ignorance. Pas l'ombre d'un sourire, il est trop tôt, trop tard. Ils passent, ils défilent et tous les jours c'est un peu plus monotone. Les couleurs sont pâles, froides et sales. Ce n'est pas malveillant ni mal polie, c'est simplement normal. Cette indifférence constante est entrée dans les moeurs, à quoi bon être aimable, être souriant, envers quelqu'un qu'on connaît pas ? Ils ne s'apportent rien, ils ne sont rien l'un pour l'autre. Tout au plus des inconnus. Et ça c'est déjà trop.