dimanche 25 janvier 2015


Une bouffée d'air. De grand air. 
C'est l'histoire d'une petite fille qui parlait à sa chienne, assise sur une marche d'escalier. C'est mon histoire, c'est ma chance. C'est comme si tout ça tombait du ciel, là, juste à mes pieds. Je n'arrive toujours pas à y croire. Tant de chemin parcouru, tant d'espoir jamais vain, tant de détermination à courir vers l'inconnu et débarquer là, devant un rêve à porté de main. Mon rêve. Je ferai tout pour être prise. Coûte que coûte. Comme d'habitude. J'ai l'impression d'avoir été propulsée dans les airs. Enfin prise au sérieux, enfin rassurée, enfin entourée. Les doutes ? Byebye. Je fonce les gars. Toute seule, comme une grande. C'est mon défi et je le relèverai.


mercredi 21 janvier 2015

M'éloigner. M'éloigner d'eux. De leurs états d'âmes, de leurs vies. Plus je grandis, plus mes ailes se déploient et moins je supporte cette situation. J'ai trop besoin de me couper de tout ça, de faire ma vie. Je dois m'envoler, partir. Je ne la soutiendrai pas dans sa détresse. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Et lorsque je passe devant cette maison, combien j'aimerais pousser la porte et la retrouver. Je voudrais quelqu'un qui me défende, quelqu'un qui me comprenne, quelqu'un qui soit fier de moi. Je voudrais la prendre dans mes bras et lui dire à demain. Je voudrais passer mes après-midi là bas. Mais elle n'y est plus. Ca fait tellement longtemps qu'elle n'y est plus. Tellement longtemps que je l'ai perdue. Des fois je me dis que peut-être de là-haut elle me regarde, qu'elle comprend, à quel point ça fait mal d'être passée au second plan. Parce que je sais qu'elle aurait toujours été là pour moi, qu'elle ne m'aurait pas fait de morale comme tous les autres, qu'elle m'aurait protégée. Alors je partirai, dès que je le pourrai, je construirai mon propre nid, loin d'eux. Je me protègerai moi-même. Ils ont choisi leur vie, je choisi la mienne. 

vendredi 14 novembre 2014


Elle est ma source d'inspiration, mon réconfort, ma berceuse. Lorsque je l'écoute, c'est pour de vrai. Parce que c'est ça du Piaf. Ce n'est pas une musique de fond, ce n'est pas une mélodie, c'est une voix. Et ça fait bientôt vingt et un an que je ne m'en lasse pas. C'est boire ses paroles. C'est l'imaginer sur scène, là, si petite, si frêle, vêtue de sa petite robe noire, dégageant une telle prestance que la salle toute entière se tait, envoutée par sa magie. Mon Dieu, ce que j'aurais voulu être de cette époque. Ce caractère si fort. Cette force. Cela ne fait aucun doute, elle restera mon icône tout le long de ma vie. Car elle a tout donné pour son art, pour sa passion. Et qu'elle s'est relevée de tout, de l'injustice, de l'Amour, de la perte, de l'échec; de la vie.

samedi 1 novembre 2014


Allez, maintenant, j'écris. J'ai l'impression que ça fait un siècle que je n'ai pas écris. Et c'est tout comme. Pourtant, il se passe tellement de choses. Enfin, d'une certaine façon. Peu à peu, des choix se font, de nouvelles envies se développent, je m'écoute un peu plus. Après quelques semaines de réflexion j'ai décidé de me prendre un an pour travailler et mettre un maximum d'argent de côté. Temps que l'occasion est là, autant en profiter. Et puis, c'est mon projet, mon rêve, et je veux pouvoir me dire que j'y suis arrivée en grande partie toute seule. Je ne veux pas dépendre de mes parents indéfiniment, j'ai besoin de m'envoler, besoin de m'approprier tout ça. Alors oui, s'il faut travailler six jours par semaine, enchaîner les samedis supplémentaires, je le ferai. J'ai appris a profiter des petites choses. Oui, moi aussi j'aimerais voyager, partir loin d'ici, mais mon rêve d'enfant passera toujours avant tout ça. C'est ça que très peu comprennent, c'est que depuis toute petite j'ai choisi de le faire passer avant toute chose. Mais ça n'a jamais été un sacrifice, au contraire, suivre ce chemin ne m'a apporté que du positif. Alors j'ai choisi de continuer, et de repartir. Je postulerai pour cette Ecole en janvier, et je donnerai tout pour être sélectionnée. Je veux y aller, je veux un petit appartement sur Angers, découvrir cette nouvelle ville, recommencer encore une fois. Je veux courir vers cet inconnu. Je n'ai pas fait tout ça pour rien. Je ne me suis pas tant donnée pour rien. Peut-être qu'un jour les gens comprendront pourquoi à vingt ans j'ai fait passer mon avenir avant ma jeunesse, peut-être qu'ils verront que je n'ai rien raté en choisissant ma passion plutôt que leurs vision. Peut-être qu'ils me prendront au sérieux quand je dirai "je suis zoothérapeute", peut-être qu'ils arrêteront d'exploser de rire.
Et de toute façon il faut que je reparte, je sens bien que cette situation n'est que temporaire, et je n'attends qu'une chose; m'en aller.

mardi 30 septembre 2014

On s'en va, puis on revient. C'est ça la vie aujourd'hui, c'est ça "la jeunesse" comme ils disent. Tout le monde fini par partir, on s'éparpille peu à peu. L'un va à droite, l'autre à gauche. On se quitte, on se rencontre. On veut s'en aller, on veut rester. On vit de nouvelles expériences, on prend de nouvelles habitudes, on se fabrique un nouveau monde. Mais au final, la seule chose qui compte vraiment, c'est de se retrouver. Retrouver ses proches, ses amis, ces sourires. Qu'importe la durée de ces instants, ce qui compte c'est leur intensité.



Il y a toujours eu des moments de doutes, des périodes plus floues que d'autres. Ces hauts et ces bas. Les gens pensent que quand vous avez toujours su quoi faire de votre vie c'est facile. Je l'ai longtemps pensé aussi. Mais si vous saviez comme c'est faux. Sans cesse devoir justifier ses choix, sans cesse devoir garder la tête haute alors qu'on vous rit au nez. S'accrocher, douter, s'égarer. S'égarer. C'est ça le problème. Les idées fusent, les envies et les rêvent débordent, mais au final, je ne sais toujours pas quel chemin prendre. Alors, comme chaque fois que je me perds ainsi, je replonge dans le passé, je tourne les page en arrière et retrouve mes racines. Ma racine. Depuis que je l'ai perdue, ça a toujours été mon seul moyen de reprendre confiance. Me souvenir d'elle, me souvenir de la façon qu'elle avait de me protéger, de me veiller. Me souvenir de combien j'ai toujours été apaisée prés d'elle. C'est comme ça que je reprends espoir, comme ça que je me hisse toujours plus haut. J'ai pas le droit de lâcher, pas le droit de baisser les bras face à toutes ces difficultés. Ca prendra le temps que ça prendra, mais je n'abandonnerai pas.

samedi 30 août 2014


Est-ce ça l'injustice ? Dans toute sa splendeur, dans toute sa gloire ? Est-ce ça que l'on blâme si souvent ? Cette merveille qui s'envole vers le ciel, sans prévenir, sans rien dire et qui laisse derrière elle un trou béant, une douleur partagée par tous. Dîtes moi que c'est un cauchemar, dîtes moi que nous allons nous réveiller, qu'il va revenir. Tout ça est si irréel, surréaliste, impossible. Comment une telle personne peut-elle perdre la vie ? Comme une âme si aimante, si joyeuse, si chaleureuse, peut-elle nous quitter si rapidement ? Tout ça n'a aucun sens, aucune raison d'être. Je n'arrive toujours pas à y croire, tous ces visages si tristes, ce ne peut être pour lui, lui qui nous a toujours fait rire, sourire. Dîtes moi qu'on les retrouvera tous là haut, qu'ils n'ont pas disparu à jamais, que nous finirons tous réunis. C'est comme avoir interrompu la trajectoire d'une étoile filante, lui qui n'aspirait qu'a profiter, qu'a donner. Lui qui était si plein de talent, cet acteur aussi drôle que poignant, son dernier tour de scène n'aurait jamais dû arriver si tôt. Il aurait dû faire rire encore mille et une personnes. Je l'entends encore, le revois au détour d'un couloir du lycée, et je n'y crois toujours pas. Je n'y croirai jamais.


jeudi 28 août 2014



A croire que les plus belles choses disparaissent toujours les premières. Je n'ai pas les mots, tout est si confus. Je ne peux pas y croire, je ne veux pas y croire. Comment est-ce possible ? Je me rappel ce sourire, cette bonne humeur, cette joie émanant de lui. Trois ans ont passé depuis le lycée, trois ans durant lesquels nous avons chacun fait notre vie, pourtant, il y a ces personnes qui me sont restées dans le coeur, ces êtres que j'appréciais tout particulièrement. Il en faisant parti. Il y avait en lui une bonté que l'on ne trouve que très rarement chez les gens, il aimait la vie et ça se sentait. Il faisait aimer la vie aux gens. Comment a-t-on pu prendre la sienne ainsi ? Du jour au lendemain, sans prévenir ? Je ne saisis pas, je ne comprends pas. Il était de ceux qui me faisaient regretter ces années lycée, ces moments aussi fugaces qu'importants. De ces personnes que j'aurais aimé revoir au détour d'une ruelle, sur le quai de gare ou bien à une soirée. De ces êtres qui donnent tout d'eux-mêmes aux autres. Une fois de plus je réalise que la vie ne tient qu'à un fil, que demain tout peut basculer, quelqu'un peut disparaître. Parce que ces faits-divers dans les journaux ne nous touchent jamais vraiment, jusqu'au jour où vous connaissez la personne, jusqu'au jour où son mur facebook se remplis de messages d'adieux. Jusqu'à cette fois où "ce jeune de 21 ans" c'est le garçon qui faisait toujours le clown au CDI, ce garçon qui avait toujours le mot pour rire, une taquinerie dans la poche, celui qui rayonnait et que tout le monde adorait. J'ai beau l'écrire, relire encore et encore cet article, ce n'est pas possible, ce n'est pas vrai. Il va revenir, il y aura des photos de lui publiées de temps à autre sur ma page d'accueil facebook, je le croiserai par hasard en ville, je lirai son nom dans la liste des acteurs d'une pièce de théâtre,... Ce n'est pas possible.