Pour faire court, tout va bien ici mais tout me manque.
dimanche 18 septembre 2011
C'est étrange. Ne plus voir ces têtes que l'ont connaissait si bien. Ne plus entendre ces rires si contagieux. Ne plus sentir cette odeur familière. Changer du tout au tout. Ca a du bon, ca a un côté extra et terriblement attrayant mais il y a comme un arrière goût de nostalgie qui me reste sur le coeur.
jeudi 8 septembre 2011

Je pars pour Lille d'ici 40 min et j'ai plus que jamais l'impression de laisser mon coeur en Alsace.
Exa champion, le reste c'est du bidon.
Voyez-vous ces photos ? C'est mon village, là où j'ai grandi. Comprenez-vous maintenant à quel point il m'est difficile d'envisager de vivre sans toutes ces couleurs ?
mardi 6 septembre 2011
Un sacrifice.
Sacrifier ce bonheur présent pour mon avenir, pour le leurs. Je sais pourquoi je pars, je sais pourquoi je quitte mon foyer et c'est là une chose qui me permet de tenir. Aussi niais que ça puisse paraître mon coeur appartient à cette région, à cette Alsace dont je suis amoureuse. A ce village, aussi. Je suis née ici, j'ai grandi ici et ma maison me semble le refuge le plus chaleureux au monde. Partir est pour moi une étape très difficile, une épreuve à la limite de l'insurmontable. Mais je sais, oui je sais pourquoi et pour qui je veux faire tout ça. Je suis consciente que laisser toutes ces choses derrière moi me permettra d'en trouver d'autres. Où que j'aille, quoi que je fasse, je serai toujours d'ici. A vrai dire, j'ai réalisé il y a peu que ce sera la première fois pour moi que je serai loin de ma région pour décembre, ce mois si magique en Alsace. Pour la première fois de ma vie les rues ne seront pas enchantées pour mon anniversaire, ni-même pour Noël. Il n'y aura pas cette bonne odeur de vin chaud, ces manala, ces bredala, tout ce que j'ai toujours connu et qui me semble si normal.
Je ne cesse de me lamenter alors qu'une toute nouvelle vie pleine d'aventure s'offre à moi et que je ne pars pas non plus en terre hostile. Je suis pathétique et je le sais, je l'assume même. J'ai toujours eu du mal avec les changements de vie pourtant je m'y acclimate très bien. Je suis désespérante.
vendredi 2 septembre 2011
A ces sourires innocents, plein d'une pureté que l'on ne saura jamais retrouver. A ces éclats de rire qui résonnent encore dans mon coeur. A ce que nous sommes devenus.
Bombons le torse, mettons un pieds devant l'autre et regardons loin, l'avenir nous attend.
lundi 29 août 2011
Allez, on prend une bonne bouffée d'air maintenant.
mercredi 17 août 2011
C'est vrai, je ne peux le nier, je suis morte de peur à l'idée de me retrouver seule dans cette ville dont je ne connais quasiment rien. Pourtant, aussi paradoxale que cela puisse paraître, une part de moi n'a qu'une hâte : commencer cette nouvelle vie. Non pas recommencer une vie mais continuer celle-ci. Certaines personnes vont horriblement me manquer tout comme certaines habitudes, aussi futiles soient-elles. C'est affreux d'être ainsi partagée, de vouloir rester ici et maintenant à tout jamais et pourtant avoir cette envie irrépressible de m'en aller. J'ai si peur de perdre contact, d'être oubliée... Ce temps qui nous éloigne, ces nouvelles rencontres, tout ça m'effraie de plus en plus. Ces personnes sans qui je ne peux même plus envisager ma vie, sans qui je ne rirais pas autant,... à en pleurer. Comment faire pour survivre loin d'elles ? Loin de tous ? J'appréhende énormément, c'est vrai, mais tout au fond de moi une petite voix me hurle que non; jamais je ne les perdrai. Il y a des gens qu'on ne peut pas perdre et cela j'en suis sûre. On ne peut pas rompre ainsi des liens tout ça pour quelques kilomètres, c'est impossible. Evidemment que tout va changer, que nous aurons d'autres amis, que chacun vivra de son côté, mais j'ose espérer qu'à soixante ans nous serons toujours les mêmes. Nous rirons comme hier, comme il y a quinze ou deux ans. Je déteste les années, le temps qui passe, les amitiés qui s'éloignent... A ces gens que j'ai rencontré tout au long de ces années et qui aujourd'hui illuminent ma vie. Primaire, collège, lycée, à chaque étape de ma vie j'ai rencontré des amis fidèles et avec qui j'ai partagé les meilleurs moments de ma jeunesse. Rendez-vous aux prochaines vacances, hein ?
samedi 6 août 2011
Bordel, c'est quoi ces humains ? Ces pourritures vivantes qui n'assument jamais leurs actes ni leur irresponsabilité. Une gamine défigurée, faute au chien, bien sûr. Les parents ? Les maîtres ? Innocents, pleinement innocents.
Il y a quelques mois, un an peut-être même j'ai entendu cette histoire étrange, ce chien enfermé quinze jours avec son maître décédé. Prince. Ce chien qui, pour survivre, avait commencé à se nourrir de son maître. Quelle histoire atypique. Pourtant, comment le blâmer d'avoir voulu vivre, de n'être après tout, qu'un animal guidé par son instinct de survie ?Prince. Moi je l'ai vu, j'ai vu son regard sans la moindre once d'agressivité. Je n'en peux plus de tous ces préjugés, de tous ces Hommes irresponsables et cruels. Ils l'accusent oubliant leurs propres tords. Je n'ai même plus les mots pour décrire ma rage -ou plutôt ma peine, ma douleur. J'ai l'impression de revoir sans cesse ce chien derrière ses barreaux, me fixant d'un air incompréhensif suite à tout ce qui venait de lui arriver. Le lien entre son passé et cette morsure ? Aucun bande de crétins. Suffisait-il de le considérer comme chien avec traumatisme. La faute à qui ? Aux Hommes. Encore et toujours. Je me sens impuissante face à cette injustice, et quand je pense que cet accident aurait pu arriver à mon Sultan c'est l'apothéose. Laisser une enfant seule avec un chien que l'on possède depuis une dizaine de jours à peine... et souhaiter sa mort au final.
Pour lui, pour eux, j'y arriverai. Je les sauverai, je ferai quelque chose de ma vie et ce avant tout pour eux, pour leur donner ce qu'ils lui refusent tous : une deuxième chance.
Prince va être placer dans un endroit spécifique, avec d'autres Bull Terrier si nous arrivons à le sauver, alors signez cette pétition, sauvez le d'une injustice immonde.
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